Se succèdent des invitations au voyage, inspirées des îles ou de la terre africaine, avec quelques pages très urbaines aussi. Chaque pièce est un univers en soi avec comme fil conducteur ce travail sur les polyrythmies et cette attention portée aux mélodies qui signent l’écriture d’Eddy Gaulein-Stef. « Many faces » ou « Moonland », sont donnés comme une nouvelle tendance française du jazz actuel. Un nouveau son. … et puis « Chilhood in Sudan », déposé là comme un supplément d’âme…
Eddy Gaulein-Stef a joué avec
Bruce Cox, (batteur de Sonny Rollins, Fred Wesley, Maceo Parker, Ravi Coltrane), Steve Wilson, Talib Kibwe (sax de Randy Weston), Sangoma Everett (batteur de Steve Grossman), Alen Hoist (violoncelliste de James Brown), Lucky Peterson, Ray Baretto, Tito Puentes, Moktar Samba, Azuquita, Salif Keita, Bobby Mc Ferrin, Alfredo Rodriguez, Mauricio Smith, Chéo Feliciano, Sylvia Howard, Pete Osborne, Ravy Magnifique (batteur de Archie Shepp, Chico Freeman), Harold Singer, Mario Stantchev, Philippe Petrucciani, Flavio Boltro, Pietro Tonolo, N'Guyen Lê…
le Quintet:
Alejandro Del Valle au piano
Hervé Gourdikian aux saxophones et à la flûte
Eddy Gaulein-Stef aux basse et contrebasse
Chris Henry à la batterie
Ravy Magnifique aux percussions
en invités:
Chucho Valdés au piano
Flavio Boltro à la trompette
Chris Hayward à la flûte
Irving Luichel Acai Sierra
"J'ai connu Eddy à Nice où nous avions déjà joué ensemble. La connexion s'est immédiatement installée entre nous. Une grande sensibilité se dégage de sa musique. J'ai été très heureux de participer à cet album riche en couleurs. Il s'établit un juste équilibre rythmique, mélodique et harmonique. Bravo, je lui souhaite beaucoup de succès."
Flavio Boltro - musicien
"La musique d’Eddy Gaulein-Stef n’est pas conçue pour l’auditeur pressé qui a tôt fait d’effectuer des rapprochements erronés ou hasardeux avec ce qu’il croit déjà connaître. Au-delà des rythmes et couleurs des Caraïbes - mais pas seulement – l’auditeur savourera, en effet, une écriture savante et sensible qui n’a que faire de la simple couleur locale. Eddy Gaulein-Stef «déconstruit» le pseudo-folklore des îles, ou réinvestit la musique «électro» des années 80, afin d’atteindre une substance nouvelle, et de mettre en lumière et en rythme ce qui fait la force de toute musique. Il interroge le jazz. Précisons que le son est toujours sensuel, précis et travaillé, et que la technique du bassiste est exemplaire. S’il fallait nous en convaincre, écoutons à nouveau Soweto ou Mr.Boy, par exemple. Si l’on avait un doute sur la culture «jazzistique» d’Eddy Gaulein-Stef, une grande partie de l’histoire du jazz résonne dans Périph’Ouest notamment. Mais l’on n’empêchera pas l’auditeur pressé d’«entendre», ici et là, dans ce disque, samba et calypso, seulement...
On regrettera qu’il n’ait pas écouté Eddy Gaulein-Stef, c’est tout."
Martial Lengellé - Ecrivain |